Trouble bipolaire, que retenir de la maniaco-dépression ?

Vous avez dans votre entourage une personne qui passe du rire aux larmes en quelques minutes ? Sachez qu’elle n’est pas la seule à présenter cette pathologie psychique reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Près de 1 % de la population française en souffrirait à divers degrés. Faisons un tour d’horizon sur le trouble bipolaire ou la maniaco-dépression.

Les symptômes du trouble bipolaire

Désignée par le terme maniaco-dépression, la bipolarité est une véritable maladie. Ce trouble psychique atteint la régulation de l’humeur. La personne passe d’un extrême à l’autre en quelques minutes. Elle alterne rires et pleurs sans discontinuité. L’OMS reconnaît cet état comme une pathologie. Elle la qualifie même d’invalidante pour ceux qui en souffrent. Sa manifestation se caractérise par deux périodes distinctes. Dans un premier temps, le patient est dépressif et montre les principaux symptômes de cette affection courante. Il adopte un air abattu et s’apitoie sur son sort. Une perte d’intérêt pour le travail et les études complique parfois la situation. La personne bascule ensuite dans la phase maniaque. Cette partie est reconnaissable par l’euphorie. Un enthousiasme caractériel se ressent dans les paroles et les gestes. Une activité sexuelle intense ainsi qu’une imagination fertile peuvent être observées. Le discours passe du coq à l’âne. Cet épisode se caractérise par une grande assurance de soi.

Les causes et d’éventuelles évolutions de la maladie

Le trouble bipolaire apparaît très jeune. Les patients souffrant de cette pathologie montrent les premiers signes à partir de 5 ans. Dans la plupart des cas, le diagnostic est dressé tardivement. De nombreux spécialistes de la santé mentale notent que la maladie a une origine génétique. Les études soutiennent qu’il y a des prédispositions familiales à la bipolarité. Le problème surgit également après un choc émotionnel intense. Une enfance difficile ne fait qu’aggraver la situation. Les maniaco-dépressifs représentent généralement des dangers pour eux-mêmes et les autres. Il leur arrive de se conduire avec témérité pendant la phase euphorique. Les relations sexuelles purement compulsives et les dépenses folles vont parfois occasionner des agissements souvent regrettables. La prédisposition à l’addiction est réelle. La déprime constitue aussi un véritable calvaire. Certains bipolaires tentent même de mettre fin à leur vie.

Des traitements à vie pour cette pathologie psychique

Selon http://trouble-bipolaire.com, une prise en charge en milieu clinique devient souvent indispensable si la maladie est diagnostiquée tardivement. Les signes tels que l’envie de suicide justifient une admission en hôpital psychiatrique ou dans un centre spécialisé. Cette prévention permet aussi de mettre la personne en sécurité et de ne pas nuire aux autres. Le traitement consiste à contrôler l’humeur. Un recours permanent aux thymorégulateurs permet de rester stable émotionnellement. Les médicaments les plus anciens sont à base de sels de lithium. Le corps médical suggère également des psychotropes pour pallier la tristesse dans la phase dépressive. Il est tout à fait possible d’avoir une vie normale si le trouble bipolaire est convenablement soigné. La personne peut garder des liens classiques avec l’entourage. Elle fait preuve de stabilité. Les spécialistes recommandent fortement d’éviter les éventuels éléments déclencheurs qui induisent dans une dangereuse rechute.

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